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 Récit : Scénario interne de l'Ordre 1ère Partie.

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Theobald Du Roc
Capitaine
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MessageSujet: Récit : Scénario interne de l'Ordre 1ère Partie.   Lun 9 Juin - 2:32


Bonsoir à tous,

comme annoncé précédemment, le scénario interne de la Lame d’Ebon continue d’évoluer.

Dans l’idée de vous tenir informés de ce que nous faisons dans l’Ordre et peut être en intéresser certains à se pencher un peu plus sur ce que nous faisons comme Rp ou ce qu’est vraiment la Lame d’Ebon ; Elliot Larmesang, officier de l’Ordre et moi même vous avons préparés un récit relatant la première partie de notre scénario interne.

Cette production écrite sera prochainement sur notre site avec nos autres récits et est donc évidemment à prendre en HRP pour toutes les personnes n’étant pas au courant en RP.

Ce récit relate les évents suivants :

- Pré-évents
- Event 1 : Un jour comme un autre
- Event 2 : Justice !
- Event 3 : L’enquête continue
- Event 4 : Vérité

Je rappel que si vous avez des critiques, questions, demandes, fleurs, bisous, boîtes de chocolats à nous envoyer, vous pouvez m’en parler par MP Smile

Bonne lecture à tous.
Theo.








Il y avait monde au Flacon du Fondateur, ce soir là. C’était une douce nuit de la saison du Phénix, ou les âmes de la cité forteresses étaient d’avis de se retrouver dans la seule taverne de Noirfaucon.
C’était une occasion rêvée, pour le soldat de l’avant-garde Rochester. La salle était emplie de joueurs potentiels, de femmes toutes plus charmantes les unes que les autres, et Letho distribuait ses alcools sans faiblir, la demande grandissant toujours.

Les gens ne prêtaient pas attention à Kenneth. En effet, les soldats de l’avant-garde sont légion, au sein de cette cité, et un garde à la taverne ne semblait surprendre personne.
Il était là, assis, à siroter tranquillement son cognac, quand il interpella une bonne tête, un éventuel pigeon, appartenant à la Lame d’Ebon... Simplement parfait.

-  Hép ! L’élite ! Viens donc jouer un peu ta solde ce soir, si tu as de quoi raquer !

Et la pièce Krytienne, misée, scella le destin du jeune soldat, qui en plus, reparti dépouillé de la taverne.






Les jours passent, et se ressemblent. La caserne de l’Ordre de la Lame d’Ebon s’agite, les hommes se relaient, partent en patrouille … Une matinée des plus ordinaires, en somme. Cependant, les plus matinaux remarquèrent la convocation des deux Sergents de l’Ordre, par le Capitaine, qui leur a demandé de rejoindre son bureau au plus vite.

A l’intérieur régnait une atmosphère inhabituelle, une certaine tension, signe que la routine venait d’être interrompue.

Le Capitaine annonça :

- Sergents, il y a de cela trois jours, le Commandant Samuelsson m’a demandé d’envoyer quelques hommes au pic du sommet afin d’y escorter un émissaire Krytien et des documents officiels. J’aurais dû recevoir une missive de leur part afin d’avoir un débriefing de leur arrivée là bas, or, je n’ai toujours rien reçu.
Vous rencontrerez sur place le Capitaine Jones, il est en charge des troupes de l’Avant-Garde au Pic du Sommet. Regroupez quelques Hommes et découvrez pourquoi ils ne donnent pas de nouvelles.

Les deux sous-officiers acquiescèrent, trop contents de mettre fin à la léthargie paralysant l’ordre depuis quelques temps.

Quelques minutes plus tard, le rassemblement fut sonné, et une demi-douzaine d’hommes et de femmes de l’Ordre prirent la route du Pic du Sommet, sans se douter un seul instant de l’infernale machinerie qu’ils venaient de mettre en marche.

La mission s’avéra d’une simplicité extrême. Récolter des informations au sujet de l’escorte disparue, et de l’émissaire Krytien, afin de composer un rapport de la situation.


A la grande surprise du Sergent Larmesang, le Capitaine Jones, de l’Avant-Garde fut totalement inutile, en effet l’homme ignorait même l’identité de l’émissaire attendu. Ce manque de rigueur flagrant ne pu qu’agacer Elliot, qui transmit sa remarque à son égal, le Sergent Kate Wills, de la section de soutien. Ils ordonnèrent le rassemblement, et se dirigèrent vers Noirfaucon.

A leur arrivée, le Sergent Wills retrouva son bureau, pendant que le Sergent Larmesang passait ses hommes en revue, la nuit serait longue pour lui, sachant pertinemment que les rapports à composer seraient trop vagues pour fournir une quelconque piste un tant soit peu concrète.

Un homme plutôt jeune et menaçant vint interrompre l’inspection du Sergent,  braquant son épée sur l’officier surprit par l’irruption du citoyen.

-  Elliot Larmesang vous avez tué mon père !  Assassin !!

Les gardes ne tardèrent pas à joindre leurs armes à celle du Sergent, dans le but de maitriser le citoyen, et en apprendre plus sur cette accusation. Malgré les somations du Sergent, l’homme refusa de se rendre, et alors qu’Elliot s’apprêtait à bondir, et user de sa grande taille comme avantage, une voix familière retentit derrière lui.

Le capitaine se tenait là, à quelques mètres de lui, accompagné de deux officiers de l’Avant-Garde.

- Sergent Elliot Larmesang, veuillez déposer vos armes immédiatement. Vous comparaîtrez devant le commandant Samuelsson, pour vol et meurtre. J’ai promis le calme.

Et à la surprise générale, le Sergent déposa ses armes, sans discuter. Un ordre est un ordre, surtout pour Elliot. Il était évident pour tout le monde que le sous officier n’aurait jamais pû commettre ce genre de méfaits, et c’est donc sous l’ahurissement général qu’il suivit les deux Soldats de l’avant-garde, sans dire mot, se contentant d’obéir.


Il fut jeté dans la première cellule ouverte, délesté de son équipement, et de ses responsabilités militaires.

Il ne put s’empêcher de penser à ces étranges accusations. La diffamation l’avait touchée, auparavant, mais jamais pour des faits aussi graves. Il ne pouvait pas imaginer d’heureux dénouements, car il connaissait déjà les conséquences. De tels griefs le feraient tomber pour « haute trahison », et la peine encourue était, bien évidemment, la mort.

On pouvait entendre murmurer jusque tard dans la nuit, dans la cellule de l’infortuné :

« Kormir, entendez votre enfant.
Il vous demande votre aide.
Éclairez son chemin,
Guidez sa lame et son entrain,
Loin des horizons incertains,
que la vérité soit faite,
Laissez la éclater aux yeux de tous,
Que sa pureté se constate,
Et qu’elle éclabousse,
Le cœur de vos dévoués serviteurs. »






La noirceur de la nuit se dissipait, laissant place à la lumière du jour, ou tout du moins ce qu’on pouvait retranscrire comme tel. Les habituels nuages au dessus de la cité bloquant la lueur du soleil, ne faisant qu’éclaircir légèrement l’ambiance générale.

Toute la forteresse s’éveillait, les gardes étaient relevés, les patrouilles continuaient. Les pas raisonnants sur les pavés au rythme cadencé avançaient et s’arrêtèrent net à l’ordre donné.


- Ah ! V’la la relève ! C’pas trop tôt ! S’écria le soldat en poste, accoudé au mur.

Un homme d’une trentaine d’année s’avança vers le vigile, l’unité restant à sa place, il s’agissait sûrement là d’un officier. Visage neutre, main sur le pommeau de l’épée, ce dernier s’arrêta devant le garde, le dévisageant un instant et levant les yeux vers le mur du bâtiment derrière le surveillant, évaluant la hauteur. Inspirant, esquissant un léger sourire, rabaissant les yeux, vers le soldat de faction qui s’était remis au garde à vous, il ouvrit la bouche.

- Recrue je présume … d’un air faussement cordial, ne présageant rien de bon à la vue de son regard balayant l’armure du garde en revue.
- Je suis le Sergent Audric … continua t-il de sa voix sèche et faussement aimable. Le garde déglutit, fixant toujours l’horizon, ne bougeant plus d’un poil. L’officier reprit :
- De toute évidence, vous pensez que votre travail se résume à vous tenir accoudé à ce mur toute la nuit en fumant votre herbe et en guettant de temps en temps que tout se passe bien … sur un ton nettement plus agacé.

Le soldat ne répondit pas, ne trouvant aucune réponse appropriée, ce qui provoqua l’explosion soudaine de l’officier :
- J’attends une réponse RECRUE !

L’homme d’arme balbutia finalement :
- N … Non Sergent …

L’officier renchérit
- Vous gardez dans ces murs les pires raclures de cette citée et vous vous permettez des libertés ? … Mon rapport ne sera pas en votre faveur Recrue, je le crains …

Il marqua ensuite un temps d’arrêt, humectant ses lèvres et ajustant ses gantelets, baissant d’un ton mais tout en restant froid et direct :

- Vous détenez dans vos geôles un certain Elliot Larmesang, Sergent de la Lame d’Ebon … Il plonge son regard dans celui de la recrue, et poursuit d’un air enjoué :

- Ne le faisons pas attendre ...

Il expira longuement, une certaine satisfaction dans le regard, et tourna la tête vers son unité toujours en formation dans la ruelle. Il entra ensuite dans la prison, murmurant pour lui même :

- Il a rendez vous avec son destin ...

_______________________________

Elliot Larmesang fut tiré de ses songes par l’ouverture brutale de sa cellule. Deux soldats se faufilèrent à l’intérieur, alors qu’une troisième silhouette en armure se tenait en retrait. « Probablement l’officier … » songea Elliot. Il entendit :

- Amenez le moi … lança sèchement le sergent Audric, en retrait.

Les deux gardes saisirent Elliot par les bras, et le traînèrent aux pieds du sous-officier de l’Avant-Garde.

- Sergent Elliot Larmesang, vous allez être jugé pour vos actes honteux et indignes des responsabilités que vous occupez … Debout ! Emmenons-le à la caserne ...

Et les deux hommes relevèrent l’imposant tas de muscles qu’est Elliot, ce dernier se contentant de garder la tête baissée, et prirent la direction du quartier général de l’Avant-Garde. Il savait exactement à quoi s’attendre, le jour tant redouté était arrivé. Il se contenta de suivre les gardes, sans aucune résistance, qui le traînèrent donc jusqu’au lieu de son procès. Il en profita pour murmurer une dernière prière, une dernière requête à sa sainte patronne : Kormir.


Tout le monde était là, et Elliot en aurait presque été gêné. Il croisa le regard de son capitaine, et le salua malgré ses entraves. Il grimpa les escaliers de la caserne de l’Avant-Garde, et le pas lourd et bruyant de ses geôliers en armures lourdes imposèrent un silence des plus glacials.

L’homme qui se tenait aux côtés du Commandant Samuelsson retint son attention. Malgré son air d’officier assez proche du retrait, l’ex Sergent de l’Ordre ne put que constater ce qui émanait de cet homme. Tout, sauf de la bienveillance.

Les politesses s’échangèrent, et l’homme aux côtés du Commandant se racla la gorge, requérant l’attention de son assemblée.

- Nous savons tous ce qui nous amène ici, mais je vais toutefois le rappeler. Sergent Larmesang, vous êtes accusé de vol et de meurtre commis au sein de cette cité. Le serment que vous avez prêté se trouvant violé par vos actes, vous comparaissez aujourd’hui en cour martiale, en présence de l’état major de nos organisations réunies. Puissent les six avoir pitié de votre âme …

Il se retourna ensuite vers le Capitaine Du Roc, d’un pas nonchalant, affichant un vague sourire faussement cordial.

L’échange qui en suivi échappa à Elliot, trop occupé à essayer de trouver du soutien dans les yeux du Commandant Samuelsson, qui semblait, lui n’en avoir cure. Les mots cinglants du Lieutenant de l’Avant-Garde adressés au Capitaine captèrent à nouveau l’attention du calomnié.

- Lorsque vous tournez le regard, vos hommes attaquent nos citoyens et marchands !

Pour la première fois depuis son engagement au sein des forces armées de Noirfaucon, le Sergent vilipendé pu sentir comme une gêne dans les paroles de son Capitaine, qui tenta en vain de placer quelques arguments, se faisant instantanément couper par l’officier insistant.

- Lieutenant …
- Nous avons des témoins ! Approchez mon garçon, expliquez-vous ...Coupa Darnos, tout en pointant du doigt l’un des civils en retrait à sa droite. Un homme plutôt jeune, aux cheveux courts et noirs et à la peau bronzée. A l’invitation de l’accusation, il prit la parole.

- Je … je me nomme Garett Borlo. Je suis marchand … J’étais chargé d’apporter un convoi de pierres de la carrière à la place du marché … Je … Transportais aussi des vivres … Ils … Ils ont tué mon ami, volé mes vivres … Avant de partir, j’ai reconnu l’uniforme d’un Sergent, il m’a même dit son nom, comme fier de lui … C’était le Sergent Larmesang. Et le civil pointa Elliot du doigt, certain de l’accusation qu’il venait de porter. De son côté, le Sergent déchu ne put que serrer les dents, et encaisser ces paroles. Il n’avait jamais vu cet homme, et le voilà qu’il l’accusait de meurtre …

La main du Lieutenant Darnos se leva brutalement, il adressa un bref sourire à Garett en le remerciant de son témoignage, et invita le deuxième témoin à se présenter, ce qui finit d’accabler l’accusé.

Il commença son récit en s’adressant au Lieutenant Darnos, faisant preuve de bien plus d’assurance que son prédécesseur.

- Je m’appelle Bert, monsieur … Bert Wald … J’étais à la taverne, il était tard, mes amis et moi sortions d’une belle partie de dés. Quand nous sommes sortis, deux gardes nous sont tombés dessus … C’est là qu’ils ont tué mon ami, car il refusait de donner l’argent qu’il venait de gagner … Le garde s’en est vanté, et un de ses collègues l’a appelé … Sergent Larmesang …

L’officier de l’Avant-Garde le remercia, l’invitant à reprendre sa place dans l’assemblée d’un simple geste de la main. Celui-ci réprimanda un faible sourire à l’attention du second témoin. Le Commandant Samuelsson sortit soudainement de son silence, s’adressant au Capitaine de l’Ordre :

- Capitaine Du Roc, vous n’êtes pas sans savoir que vous n’êtes au dessus des lois, bien au contraire, vous devez la faire respecter. Ce n’est pas la première fois que le Lieutenant Darnos me rapporte des plaintes vous concernant vous et votre unité.
Dois-je vous rappeler que nous sommes là pour gérer la sécurité de cette cité, et l’établissement d’un traité de paix avec les Charrs ? Il marqua un bref temps de pause, comme pour laisser le temps au capitaine de répondre, mais à peine celui ci ouvrit il la bouche, que le commandant reprit ses remontrances.

- Vous me décevez Capitaine Du Roc … Avez vous quelque chose à dire pour la défense de votre officier, Capitaine ?

L’homme en charge des forces d’élite de Noirfaucon desserra lentement la mâchoire, avant de répondre :

- Commandant … Il apparaît que toute cette histoire ne peut être vraie ! Le sergent Larmesang est un de mes meilleurs éléments ! A l’heure actuelle, nous n’avons rien pour prouver son innocence, mais … Laissez nous mener l’enquête … Laissez nous un délai pour prouver si j’ai raison ou non … Le Capitaine regardait maintenant le commandant avec insistance, essayant de percer ses pensées, à la recherche de la moindre lueur d’espoir.

Le Commandant demeura une longue minute plongé dans le regard déterminé du vieil homme, et annonça, tout en faisant signe aux gardes encadrant Elliot de l’avancer :

- Sergent Larmesang …

Elliot suivi ses geôliers, relevant la tête pour la première fois du procès, et esquissa un bref salut militaire, entravé par les chaînes des hommes l’entourant.

- Mon commandant …

- Vous avez été retenu coupable de vol et meurtre et par conséquent, de trahison envers Noirfaucon. Devant les preuves qui vous accablent, et le peu d’éléments absolvant de votre capitaine … Je vous condamne au peloton d’exécution.

Dans son infini dévouement quand à ses responsabilités, Elliot ne put s’empêcher de demander la parole.

- Mon Commandant, permission de parler …

- Faites.

- Sachez simplement que mes armes ont toujours été vouées à la défense de cette cité, et de son peuple, depuis mon engagement. J’accepte le jugement rendu, la tête haute, et je continuerais d’avoir foi en la justice, qui motive notre cause. Commandant, ce fut un honneur …

Il essaya de conclure ses dernières paroles avec un salut militaire digne de ce nom, mais le Commandant donna l’ordre de le reconduire dans sa cellule, afin d’y attendre son exécution … Le condamné suivi ses geôliers, et l’assemblée se dispersa. Le Capitaine suivi de près par le Sergent Wills emboita le pas du Commandant Samuelsson, probablement afin de rediscuter la sentence rendue.

La grille des geôles chuta lourdement, coupant le Sergent déchu du reste du monde, pour les quelques jours qui lui restaient avant de rendre son dernier souffle devant les fusils appliquant l’impitoyable justice de la dernière cité-forteresse : Noirfaucon.







Une bouche bavarde et imbibée d’alcool réveilla Elliot au petit matin. Un soulard interpellé pendant la nuit, ayant tenté d’uriner sur un Ange Déchu … Le flot incessant d’insultes imagées et plus riches les une que les autres ne pu que rappeler au Sergent détenu sa situation actuelle, et  le triste sort qui l’attendait, d’ici quelques jours.


Au même moment, une troupe de quatre Soldats de la Lame se présentèrent à la porte Nord. Menée par le Sergent Wills, les Soldats avaient pour mission d’exercer tout ce qui était en leur pouvoir, afin de retrouver une quelconque trace de l’escouade disparue, ou de l’émissaire qu’elle était censée amener au Pic du Sommet.
Les recherches furent éprouvantes, et nécessitaient une vigilance permanente, le moindre détail avait son importance.

Au fur et à mesure que la troupe essayait de recomposer l’itinéraire de l’escorte disparue, un sentiment étrange invita le Sergent Wills à aller se renseigner auprès de quelques chasseurs, ayant établi leur campement dans le secteur.

L’échange fut bref et la réponse du chasseur, des plus rapides. Un soldat allait interpeller le sergent, mais celle-ci lui demanda de patienter, le chasseur aurait peut être lui aussi quelque chose d’intéressant à dire.

- Non. Nous ne les avons pas vus … Enfin, je vous ai dit, vous n’êtes pas les seuls par ici, et nous ne sommes pas sous les tentes toute la journée !

Kate ne put que réprimer un soupir de déception, lorsqu’elle adressa ses salutations aux chasseurs.
C’était le Soldat Crawford, un élément déterminé et efficace. Une femme d’une trempe d’acier, comme on en fait plus en Ascalon. Elle se tenait là, haletante, attendant l’ordre du Sergent, qui lança finalement :

- Je vous écoute, Soldat.

- Nous avons des traces de pas, sergent, assez profonde. Probablement d’effectifs en armure lourde ! Elles semblent pointer vers le Nord Ouest, Mayeul est parti en éclaireur.

Pour la première fois depuis le début des recherches, le sergent avait enfin l’impression de tenir quelque chose. Elle sourit intérieurement, et emboîta le pas de ses hommes.

La troupe reprit la marche, afin de retrouver son éclaireur. La Recrue Mayeul avait fait là du bon travail. Les traces menaient au pied d’un amas rocheux, et semblaient s’y arrêter, brutalement.
La terre trop sèche de l’endroit n’en disait pas plus, celles-ci s’estompaient auprès d’un endroit qui semblait fraîchement retourné.

Un soldat extirpa une sacoche, à première vue de facture Krytienne, à peine enterré et dissimulé par une pierre.

Celle-ci était vide, à l’exception de deux pièces en cuivre, retenues dans la couture du fond. Elles étaient frappées d’un sceau Krytien.

La piste s’annonçant prometteuse, le sous-officier de l’Ordre ordonna une fouille approfondie de la zone, un périmètre de recherches d’une dizaine de mètres fut établi, et les soldats ne tardèrent pas à exhumer des corps. D’abord un, puis deux, puis trois … Deux heures passèrent, et la troupe mit finalement à l’air libre une escouade entière de cadavres nus, rongés par les vers, presque méconnaissables.
Il ne pouvait s’agir là que de l’escorte recherchée, et l’émissaire se trouvait certainement parmi eux, difficile à dire ...

Certains cadavres disposaient encore de pièces d’armures de l’Ordre, rendues inutilisables par le combat qui avait eu raison de leur vie.


L’odeur pestilentielle dégagée par les cadavres ne tarda pas à attirer les charognards de la région, et la troupe fut vite encerclée par des guivres, désireuses de profiter du festin offert par ce charnier à ciel ouvert.
Le sergent voulu protéger les dépouilles, et laissa les prédateurs s’approcher dangereusement. Les Soldats, comprenant clairement qu’ils n’avaient pas l’avantage, commencèrent à proposer à Kate une retraite avant d’être totalement submergés, d’un ton de plus en plus insistant, animé par l’inquiétude du manque de consignes de leur officier en charge.

Kate Wills ordonna finalement la retraite, et la troupe regagna Noirfaucon, saine et sauve, peut être encore sous le choc de leur macabre découverte.

Ce soir là, le sergent de la section de soutien laissa une bougie allumée dans ses quartiers, comme pour honorer les dépouilles bientôt digérées de ceux qui furent ses frères d’armes.
A la lueur dansante de celle ci, sur le bureau, traînait un rapport fraîchement composé au sujet de l’expédition de la troupe.


« […] Les Soldats m’ont rappelé à l’ordre et j’ai pu ainsi ordonner notre retraite...Nous étions là, impuissants, à une dizaine de mètres des guivres en train de dévorer ce qui restait de nos camarades. Tout ce que nous avons pu sauver c’est un gant, appartenant à notre Ordre, et cette sacoche de facture Krytienne et son contenu, quelques pièces frappées du sceau de Kryte....
Face à ce spectacle, j’ai décidé de rentrer avec nos hommes à la caserne, afin d’apprendre la nouvelle au capitaine...C’est une journée noire pour l’Ordre mais j’espère que tout cela permettra d’innocenter le Sergent Larmesang car, il se pourrait bien que les deux affaires soient liées... [...] »





« Ce n’est plus que l’affaire de quelques heures ... » pensait Elliot, assis à même le sol au fond de sa cellule. On viendrait le tirer à l’extérieur, le jeter sans ménagement en face des fusils de l’Avant-Garde, qui ne tarderaient pas à cracher leurs munitions acérées.

« Le silence se fait,
Les regrets me rongent,
Les fusils sont déchargés,
Et mon corps s’allonge. »


Le Sergent Wills pénétra dans l’auberge, à la recherche d’éventuels témoins, laissant ses quelques hommes en retrait à l’extérieur, filtrant les entrées et sorties durant l’opération. Leur mission serait bientôt inutile, et chacun des Soldats sous le commandement du Sergent ne le savaient que trop bien.

Kenneth était à sa place habituelle, avec sa boisson habituelle, et son jeu trop usé pour être pipé. Trempant ses lèvres dans son cognac à intervalle réguliers, il vit l’officier de la Lame s’approcher de lui.

- J’aurais quelques questions à vous poser, soldat.  Entama Kate.

- Z’avez de quoi jouer, l’élite ?

Et elle accepta de jouer, si le soldat Rochester acceptait de répondre à ses questions.
Et il accepta lui aussi.

La mise était faible, et il gagna. Mais la situation n’allait pas tarder à tourner en eau noire :

- Et quel est votre nom soldat ? Ainsi que votre affectation ?

Kenneth saisit doucement sa chope, limitant sa panique à quelques tremblements de paupières. Ne laissant le temps au sergent de réagir, il lui lança sa chope au visage, avant de prendre la fuite.
Malheureusement, les hommes en faction à l’extérieur entendirent le bruit causé par la diversion du soldat, et le Vétéran De Thirloc le stoppa net, à l’embrasure de la porte, d’un coup d’avant bras, communément appelé « corde à linge ».
Il fut trainé à l’intérieur de la taverne, à l’abri des regards indiscrets, et le vétéran prit les choses en mains, sous le regard encore embrumé de son officier.

- Qui es-tu ?  hurla le vétéran, plaquant le soldat contre une poutre de l’arrière salle.

-K … Kenneth Rochester … 2éme section d’assaut ...

- Qui est ton officier référant ?

- Qu … Tu viens récupérer ta mise ? Et t’es venu avec des copains ? Raclure !

Le poing lourdement ganté du vétéran vint s’écraser lourdement sur la joue gauche du soldat, qui cracha ensuite une bonne quantité de sang, possiblement une ou deux dents. Les soldats qui maintenaient les civils à l’écart tournèrent brièvement la tête, surpris par l’impact bruyant.

- TON OFFICIER ! Ne m’oblige pas à me répéter Soldat …

- S … Sergent Audric Helm … 2éme section d’assaut de l’avant-garde …

- D’ou sors-tu cette monnaie Krytienne ?

- De … De ma solde …

Et le poing lourdement ganté d’Argaï vint à nouveau s’abattre sur la même joue, maintenant rouge et enflée comme une pomme.

- NE ME FAIS PAS PERDRE PATIENCE SOLDAT ! S’époumona le Vétéran.

-Je l’ai … ramassé … sur un cadavre …

-Un cadavre d’émissaire Krytien ?

-Je sais p … plus …

La dernière frappe du vétéran fini de remettre les idées en place du soldat, qui ne tarda pas à se mettre à table.

- Sur le corps … D’un usurpateur … Le Sergent Audric … Il avait besoin d’hommes, pour une mission secrète, visant à attaquer un convoi d’usurpateurs séparatistes en route pour le pic du sommet … On devait tendre une embuscade, et éliminer la menace … Le c … Commandant Samuelsson n’était pas au courant de cette attaque, afin … d’éviter les fuites avant la mise en place … de l’opération … Quand l’assaut a été donné, j’avais comme … un doute … Et j’ai très vite eu ma réponse, quand mon épée à frapper le premier bouclier … C’était des hommes trop bien entraînés pour être de simples séparatistes … Mais c’était trop tard ! Trop tard … J’ai croisé le regard du Sergent Helm durant la bataille … Il … Avait l’air d’être devenu ... fou … Notre victoire fut écrasante … Assurée par l’effet de surprise … Ils ne devaient pas s’attendre à affronter des gens portant le même uniforme, je suppose … Trop tard … Je ne pouvais plus m’arrêter ! On a dissimulé les cadavres non loin de la route, et on a récupérer tout ce qui pouvait l’être, sur chacun des corps … Je ne savais pas … Je ne pouv … Je suis … Désolé …

Le Vétéran de Thirloc relâcha l’emprise qu’il avait sur le Soldat de l’avant-garde, celui-ci tombant sur le sol, essoufflé, le visage ensanglanté.

- Où peut-on trouver le Sergent Helm ?

-Je ne … Je ne sais pas … P … Il est au bivouac de Tyler ! Entraînement aux manœuvres offensives contre installations séparatistes de la région …

Le soldat fut extrait de l’auberge, et amené aux geôles dans la minute qui suivait et les troupes se rassemblèrent à l’entrée nord de la cité-forteresse.

L’exécution approchait dangereusement, et il ne restait que peu de temps à la Lame pour innocenter leur frère d’arme.


Ils empruntèrent la route menant au Bivouac de Tyler, et tombèrent nez à nez avec le sergent Audric Helm accompagné de deux soldats, il lança alors à Kate :

-Ah ! Sergent Wills ! Vous n’assistez pas à l’exécution ? Dit-il d’un ton faussement aimable.

- Négatif ... Sergent Audric Helm, en raison de vos récentes actions contre les troupes de l’Ordre de la Lame d’Ebon, et de l’assassinat d’un dignitaire Krytien, vous êtes relevé de vos fonctions, et prié de déposer vos armes. Veuillez me …

- Et vous pensez que je vais accepter de me faire insulter ainsi par votre unité illégitime et ridicule ! SOLDATS ! ENGAGEZ LE COMBAT !

Et les deux soldats s’exécutèrent, chargeant les effectifs de la Lame. Le Sergent vint ensuite en renfort, s’acharnant avec son marteau d’une lueur de rage infinie dans le regard, sur le bouclier d’une recrue en première ligne.

Alors que ses hommes se firent éliminer sans trop de difficultés, il fut repousser par son adversaire, et alors qu’il retournait à la charge sur ce dernier, une flèche vint se loger dans l’articulation de son genou mettant fin à sa charge brutale. Audric ainsi blessé, fut entraîné en avant par le poids de son marteau, et fini par s’empaler sur l’épée de la recrue, qui avait adopté une posture plus offensive, en constatant l’attaque de l’archer de l’Ordre, la recrue Oyän.

Et c’est ainsi que prit fin la vie du Sergent Audric Helm. Sa folie était née dans la folie des combats, et elle avait pris fin par sa propre furie.

_______________________________

Elliot se tenait droit, face aux cinq tireurs. Les yeux fermés, il implorait la bénédiction de Grenth. Que sa fin soit brève, et qu’il ait l’honneur de retrouver ses camarades veilleurs dans les brumes.
Il fut tiré de ses prières silencieuses par la voix stridente du meneur :

- Chargez vos armes !
Le cliquetis des leviers d’armement plantèrent le premier clou dans le cercueil du sergent condamné.

- En joue !
Les fusils s’élevant plantèrent le second clou ...

Et une voix familière vint interrompre le sinistre rituel, s’exclamant d’un ton autoritaire et brandissant un parchemin.

- Arrêtez tout ! Je suis le Capitaine Du Roc, de la Lame d’Ebon. Sur ordre du Commandant Samuelsson, veuillez annuler cette exécution !

Et c’est sous l’incompréhension générale que le meneur fit signe à ses hommes d’abaisser les armes.

L’ordre fut donné, et c’est ainsi, que dans la même soirée, le Sergent Larmesang fut relâché, et élevé au rang de Lieutenant de la Lame d’Ebon. Car à n'en point douter, il était innocent et aurait donné sa vie pour que justice soit rendue dans la cité.

Cette histoire resterait dans les mémoires de l’Ordre et ferait certainement parler d’elle très prochainement. En attendant, la Lame d’Ebon en profiterait pour fêter la libération d’Elliot, sa promotion et le calme revenu dans la cité.

Mais pour combien de temps…




Texte : Elliot Larmesang / Theobald Du Roc
Mise en page : Theobald Du Roc

_________________

- GW2 n'est pas de la Dark Fantasy
- Je soupçonne Theobald d'être raciste des Charrs IRL.
Citation RP:
 
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